rubrique rédigée par:
Jean-Jacques Michallon
avocat fiscaliste
ancien inspecteur des impôts
www.j2m-online.fr
L’administration a plusieurs approches possibles pour procéder à des rectifications fiscales. Les opérations de contrôle revêtent elles-mêmes diverses formes. Il peut s’agir d’un simple examen critique des déclarations souscrites, par l’agent chargé du contrôle, à l’aide des renseignements et documents figurant au dossier – on parle alors de contrôle sur pièces. Il peut aussi s’agir d’un contrôle approfondi impliquant des investigations plus importantes, à savoir une vérification. Lorsqu’elle concerne des bases d’imposition déterminées à partir d’une comptabilité, cette opération prend la forme d’une vérification de comptabilité. Lorsqu’elle porte sur l’exactitude du revenu global servant de base à l’impôt sur le revenu, elle constitue un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle (ESFP).
Il faut donc distinguer entre le simple controle sur pieces et le véritable controle fiscal: vérification de comptabilité ou examen de situation fiscale personnelle (ESFP).
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- 1 – LE CONTROLE SUR PIECES
Le contrôle sur pièces est constitué par l’ensemble des travaux de bureau au cours desquels l’administration procède à l’examen critique des déclarations à l’aide des renseignements et documents figurant dans les différents dossiers qu’elle détient, et, le cas échéant, établit les redressements ou dégrèvements justifiés.
Le contrôle sur pièces proprement dit a pour objet :
Une vérification de comptabilité implique donc, au-delà du simple examen de la comptabilité, une confrontation des renseignements extracomptables aux données comptables qui se trouvent à la base même des déclarations souscrites.
L’examen de situation fiscale personnelle consiste à contrôler la cohérence entre, d’une part, les revenus déclarés et, d’autre part, la situation patrimoniale, la situation de trésorerie et les éléments du train de vie des membres du foyer fiscal.
